actu neurochirurgie pédiatrique et COVID 19

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coronavirus – SARS – neurochirurgie pédiatrique

état actuel

l’actualité épidémique a conduit le CHRU de Lille comme les autres établissements du territoire à partir du 15 mars, à reporter les interventions non urgentes, de façon à pouvoir libérer des places et du temps médical et paramédical pour prendre en charge les malades de l’épidémie, tout en continuant au mieux la prise en charge des pathologies neurochirurgicales urgentes ;

les pathologies pour lesquelles la chirurgie a du être reportée étaient en particulier :

  • les craniosténoses
  • les malformations médullaires
  • les autres intervention non urgentes

les consultations

l’accueil des nouveaux patients et les contrôle post-opératoires ont été maintenus tout au long de la période de confinement. cependant, pour limiter les déplacements et contacts de personne à personne, les consultations de contrôle non urgentes ont été reportées, et les contacts téléphoniques, quand celà était possible, ont été utilisés plus largement.

actuellement, la consultation tourne à moitié de la capacité en raison des règles d’espacement des patients pour éviter qu’ils se croisent en salle d’attente, ce qui requiert une grande ponctualité de la part des patients comme des soignants.

pour les intervention programmées

seules ont été maintenues en période de confinement celles qui entraînaient une compression cérébrale patente, les autres ont été reportées.

pour les craniosténoses

il importe de noter qu’il n’y a le plus souvent pas de perte de chance à reporter la chirurgie de quelques mois.

Malgré tout, pour les scaphocéphalies prévues à l’âge de 4 mois, le report de la chirurgie conduit à changer de plan concernant la technique opératoire (cranioplastie au lieu de craniectomie) qui a lieu à partir de l’âge de 9 mois. ceci signifie pour ces patients un report de date opératoire de 5 mois environ.

le COVID19 et les autres pathologies neurochirurgicales pédiatriques

s’agissant d’un virus et non d’une bactérie, l’infection n’interfère pas avec les systèmes implantés, telles les valves pour l’hydrocéphalie

par contre, de nombreux patients neurochirurgicaux sont rendus fragiles par leur maladie (troubles respiratoires) ou par les traitements (immuno-dépression) ; pour chaque patient, il convient donc de déterminer au cas par cas si un rendez vous ou une intervention doit être maintenu (si possible en fonction du contexte) ou s’il est préférable de le reporter.

la reprise d’activité

la fin du confinement ne signifie par celle de l’épidémie mais le passage d’un mode aigu à la chronicité, voire à une forme endémique.

depuis le 11 mai, la reprise se fait progressivement et prudemment dans un contexte d’incertitude tenant :

  • à la durée de la période de risque et à l’éventualité d’un rebond à la levée du confinement
  • au risque de patients comme de soignants porteurs asymptomatiques et donc contaminants
  • à la sensibilité des tests de dépistage sérologique
  • à l’immunité conférée par l’infection quand elle a eu lieu

c’est dire que la présence du Covid s’est inscrite pour longtemps dans le paysage sanitaire et qu’il faut apprendre à vivre avec lui, c’est à dire définir les protocoles permettant de reprendre les activités de soins sans compromettre la santé des patients ni des soignants.

la reprise des activités programmées est donc actuellement conditionnée par la mise en place des protocoles de dépistage. pour les patients opérés à Lille, le test PCR (identification du virus) est effectué soit au CHRU, soit dans un laboratoire agréé, dont la liste est accessible en ligne, 48 heures avant l’intervention programmée.

les protocoles comprennent :

  • le dépistage COVID de tous les patients devant être anesthésiés, au maximum 48 heures avant l’anesthésie
  • l’hospitalisation en chambre individuelle avec un seul accompagnant adulte
  • les temps d’anesthésie et de réveil allongés pour assurer la sécurité des équipes et des patients avec donc une capacité opératoire restreinte
  • des tests approfondis (scanner thoracique) et le port de masques SSP2 pour les interventions à haut risque : celles qui intéressent les cavités aériennes

attention : certains laboratoires figurant sur la liste ne font pas le test eux-mêmes mais doivent le déléguer à d’autres laboratoires (souvent le CHRU) avec comme risque que le résultat ne soit pas rendu dans les délais.

le confinement et la traumatologie de l’enfant20Apr confinement

le confinement a rendu plus aigus les problèmes d’habitat et de cohabitation dans beaucoup de foyers. c’est dire le risque accru de traumatismes par accident domestique et de maltraitance. Le service à Lille a enregistré 4 cas de traumatisme par maltraitance (syndrome du bébé secoué ou battu) et deux défenestrations pendant la durée du confinement.

l’association les maux/les mots pour le dire met à disposition des personnes en situation de risque ou de maltraitance un numéro d’appel pour la durée du confinement

ci dessous : les statistiques actualisées du nombre de patients hospitalisés pour traumatisme crânien, plus de 2 ans, nourrissons accidentels, et maltraitance nourrisson

stats TC covid
les effectifs sont le nombre de cas pour chaque groupe au cours de la période 15 mars-1er mai, pour chaque année depuis 2010. les traits horizontaux représentent la moyenne 2010-2019 pour les trois groupes ; depuis le confinement, il y a eu moins de traumas chez les plus grands et plus de maltraitance, mais les différences ne sont pas statistiquement significatives.

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